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TJM freelance : s'aligner sur le marché — et vérifier que ça tient la route

Beaucoup de freelances fixent leur TJM en regardant le marché et la concurrence : c'est souvent le bon point de départ. L'enjeu, c'est d'ajuster avec des critères comparables — et de savoir à quel moment un chiffre "marché" devient trop bas pour ton propre modèle.

Par Cercle des Coopreneurs

Il n'y a pas une seule "bonne" façon de poser un TJM. Pour beaucoup d'indépendants, le réflexe le plus naturel — et souvent le plus pertinent — c'est de regarder le marché : grilles des métiers, offres visibles, entretiens informels, ce que facturent des profils proches des tiens. C'est une approche légitime : le prix, c'est aussi une convention entre professionnels et clients, pas uniquement une équation fermée dans un tableur.

Ce que le benchmark marché t'apporte

Tu te situes dans une fourchette crédible aux yeux des acheteurs. Tu évites de partir trop haut sans le savoir — ou trop bas sans t'en rendre compte. Tu peux aussi choisir volontairement un positionnement (premium, accessible) en connaissance de cause, par rapport à ce qui se pratique dans ton segment.

Le piège : comparer ce qui n'est pas comparable

Deux TJM identiques sur le papier peuvent cacher des réalités différentes : années d'expérience, taille des clients, type de mission (régie vs forfait), niveau de responsabilité, zone géographique, niche. Quand tu t'alignes sur un "concurrent", vérifie à qui tu te compares vraiment — sinon tu risques soit de te surévaluer, soit de t'auto-saboter en copiant un profil qui n'a rien à voir.

Pourquoi le marché seul ne suffit pas toujours

Un TJM peut être "dans les clous" du secteur et ne pas suffire à ton cas : charges plus lourdes, moins de jours facturables que la moyenne (parentalité, autre activité), besoin de trésorerie différent, objectif de vie qui n'est pas le même que celui du freelance dont tu lis l'annonce. Ce n'est pas que le marché a tort — c'est que ton plancher de viabilité peut être au-dessus ou en dessous de la médiane, selon ta situation.

Le double check : ton plancher, pas celui du blog d'à côté

Une utilisation utile du calcul "charges + jours facturables" (celui qu'on voit partout sur le web) ce n'est pas de le présenter comme la vérité — c'est de t'en servir comme test de cohérence : à ce rythme de facturation et ce nombre de jours vendus, est-ce que ça tient avec ce que tu dois sortir de l'activité ? Si le TJM marché est nettement en dessous de ce plancher, tu n'es pas obligé d'abandonner : tu sais par contre que tu dois soit changer de segment, soit réduire les coûts / augmenter les jours vendus, soit accepter explicitement une activité plutôt qu'un revenu cible. Le calcul ne remplace pas le marché — il complète.

Mettre les deux en dialogue

En pratique, ça peut ressembler à : je pars de ce que le marché porte pour mon offre ; je vérifie si ça colle avec mes contraintes réelles ; j'ajuste l'offre, le ciblage ou le volume plutôt que de claquer un chiffre au hasard. Le TJM devient un outil de négociation avec toi-même : marché d'un côté, viabilité de l'autre.

S'aligner sur le marché, ce n'est pas se soumettre — c'est savoir où on joue. Le plancher de viabilité, c'est savoir jusqu'où tu peux descendre avant de te faire mal.

En résumé

Ton approche — marché, concurrents, pratiques du secteur — est une base solide. Ajoute simplement cette question : est-ce que ce TJM, avec mon volume et mes charges, ça reste tenable pour moi ? Si oui, tu n'as pas besoin d'une formule toute faite. Si non, tu sais quoi faire bouger en premier.

#TJM#tarification#freelance#concurrence#marché

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